CULLEN OMORI : New misery

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Aucune idée du parcours qu’a parcouru jusqu’ici Cullen Omori. Google me souffle un nom de groupe ; Smith Westerns. Ben ça m’avance pas beaucoup. Je vais donc y aller à tâtons. « No big deal » a beau débuter par un gimmick electro, il repart très vite en territoire pop. La voix androgyne et le côté un peu rétro pourraient évoquer un Sean Lennon un peu plus anglais mais tout aussi efficace dans ses mélodies et avec ce même penchant pour les déformations psychédéliques. Les guitares sont toutefois un poil plus délicatement grésillantes, l’ambiance générale plus vaporeuse, et quelques synthés squattent l’espace restant libre ici et là… Bref, « New misery » a une identité propre, et c’est une bonne chose. Et puis, en fait, pour être plus général, « New misery » est une bonne chose. Le genre de petit disque discret qu’on ne voit pas arriver mais qu’on reçoit comme un cadeau. Prenez un titre comme « Synthetic romance » et vous comprendrez vite que le jeune (oui, j’peux dire ça maintenant, et ça me fait pas plaisir, croyez-moi) en a sous la casquette. Et nous le prouve en pondant un disque très réussi qui fera passer un bon moment à ceux qui aiment leur pop planante et à l’ambiance post moderne.

Paroles de l’album

Site officiel

Cullen Omori : Cinnamon

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