BUILT TO SPILL : Ancient melodies of the future

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Revenu depuis déjà quelques temps à un format plus pop tout en conservant une exigence mélodique dont il ne s’est jamais départi, Doug Martsch, l’homme derrière Built To Spill, offre au monde ce cinquième album du groupe en 2001. Infatigable artisan d’un rock indépendant qui doit autant aux Beatles qu’à Sonic Youth, il donne à ses titres l’élasticité des groupes modernes e recyclant des sonorités plus anciennes, comme le suggère le titre de cet opus qui compte parmi les plus belles réussites du groupe. Écoutez donc le blues rock électrifié de « Happiness » pour vous vous en convaincre. Ou le tube indie « Don’t try », à la fois minimaliste et dense. Built To Spill se joue des étiquettes, piochant ici dans le rock atmosphérique, là dans des genres plus crunchy et noisy, revient à des sonorités rock n’ roll, bascule dans la pop ensoleillée, fait un crochet par le garage… Cette absence de frontières nécessite bien sûr une aisance instrumentale dont le trio est bien heureusement doté. Doug Martsch pousse la maniaquerie jusqu’à participer à la production et au mixage du disque, dont il maîtrise tous les aspects. Il est toujours étonnant de voir débarquer son timbre si particulier là-dedans (le monsieur pourrait reprendre Neil Young sans problème), mais ça ajoute à la légende d’une formation décidément spéciale, dans le bon sens du terme.

Paroles de l’album

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