BOISSON DIVINE : La halha

Si vous étiez dans le même ca que moi il y a cinq minutes, à savoir que vous ne connaissiez rien de ce combo gascon, alors l’écoute de ce troisième album va probablement vous faire un choc. Mais laissons un peu le suspense agir pour faire un flashback. Nous sommes en 2012-2013 à Riscle, dans le Gers. Riscle est un village au passé historique assez riche. Et heureusement. Parce qu’à part ça et le sport (le rugby, mon gars !), il n’y a pas grand-chose à faire. En 2013, deux amis ayant grandi à Riscle décident d’unir leurs efforts pour rendre hommage à, hum, un peu tout ça à la fois, en ajoutant en plus leurs influences musicales variées ; punk rock, metal et musique folklorique. Boisson Divine est né, et se fait vite remarquer par un mélange à la fois détonnant et entraînant. Il faut dire que Boisson Divine ne vit pas de sa musique, il vit sa musique. Chaque sujet est intrinsèquement lié à la vie de ses auteurs, la musique est un melting pot parfait de tradition, d’énergie et de puissance… et avec surtout, une envie qui crève les yeux de (se) faire plaisir. Pourtant, « La halha » peut-il être considéré comme un disque de musique festive ? Dans un sens oui, puisque chaque titre donne furieusement envie de se remuer. Mais ses aspects très rock le réservent à ceux que les décibels ne font pas fuir. Et pourtant, je n’irai pas le classer rayon metal. Ce positionnement très particulier peut causer préjudice à Boisson Divine. Mais ce serait dommage, parce qu’honnêtement, ce disque est l’une des meilleures choses qui soit arrivé au rock « celtique » (les guillemets, c’est pour dire que ça n’en est pas vraiment ; ça répond musicalement aux diktats du style mais pour être correct, il vaut mieux parler de rock aquitain !).

Facebook

Instagram

Related Posts

  • 10000
    Troisième album pour ces allemands, qui m’avaient impressionnés par leur talent à se faire passer pour des américano-irlandais en 2017. Alors autant vous dire que l’annonce de la sortie de cet album a été pour moi la promesse d’une foule de titres celtic punk savoureux. Et vous savez quoi ? 43…
  • 10000
    The Celtic Social Club s’est formé il y a quatre ans avec l’idée de rendre hommage autrement à la musique celtique dans son ensemble, a été porté par Les Vieilles Charrues, s’est fait connaître bien au-delà de nos frontières au cours de tournées mondiales. Et le revoilà pour un deuxième…
  • 10000
    Il y a de quoi s'y perdre, alors on va clarifier les choses assez vite : l'Arkona dont on parle ce soir, c'est le polonais, celui qui donne dans le black metal. Donc pas le Arkona russe qui pratique le folk metal. En 2016, le groupe sortait un « Lunaris » assez éblouissant,…
  • 10000
    Allez hop, je vais commencer cette chronique par un aveu, que dis-je, un mea culpa ; jamais, à la sortie d’ « Hantaoma », le premier album du groupe pyrénéen paru à l’époque sur Holy Records, je n’aurais parié que le groupe survivrait à plus de 4 ou 5 ans d’existence. Parce que,…
  • 10000
    Les derniers albums de Korpiklaani ne valaient pas les premiers, c’est très clair. Pourtant, quelque chose me pousse toujours à retenter l’expérience. Et même s’il m’arrive de le regretter en partie, je trouve toujours quelque chose de bon à me mettre sous la dent. « Noita », ma rencontre précédente avec le…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *