AITONE : AITONE

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Il faut dire ce qui est ; je suis incapable, jusqu’ici, de citer le moindre bon disque débarqué de Corse. Alors oui, ça veut dire que je n’apprécie pas vraiment les polyphonies corses, désolé si je vous déçois. Si je vous dis ça, vous le voyez venir, c’est que Aïtone nous vient de l’île de beauté… et qu’il est possible qu’il s’agisse de ce bon disque corse que j’évoquerai à mon prochain. A l’issue d’une intro somme toute assez inutile, on découvre pourquoi un certain Fred Chichin avait décelé chez Antoine, l’artisan derrière Aïtone, quelque chose en plus, la source d’un pouvoir mélodique ancestral. Oui, « Lights on » s’avère déjà diablement addictive, son riff mi-rock mi-dansant nous restant dans la tête après que sa boucle soit bouclée. Avec « Ain’t no light », je croise d’abord dans le riff d’intro le Depeche Mode de « Little 15 », puis Radiohead et Calc. Et c’est pas désagréable, malgré un fin trop abrupte. « To the town » suit un chemin assez similaire, où les fantômes de Calc et de Girls In Hawaii m’assaillent. Beau. « Fuck around » ne déçoit pas mes attentes, s’avérant encore plus grandiose et assez progressif dans sa forme. On est à mi-chemin, je retiens mon souffle et mon enthousiasme, parce qu’une erreur de parcours peut toujours survenir. « Boy » plus indie pop, est tout aussi réussi. De même pour la délicatement groovy « Sad by side ». Les surprises arrivent avec « Out of key » et « Everything’s fake » qui voient l’ami Rouda poser ses rimes slam / rap ça et là. Je dois dire que le rapprochement des deux ne me paraissait pas évident sur le papier (Aïtone et son côté mélancolique vs Rouda et son côté plus funky), mais ça marche. C’est finalement la plus légère et classique « Off duty clowns » qui a le moins d’impact sur moi. Mais quoi qu’il en soit, ce premier album du projet s’avère tout simplement excellent, et redore largement le blason de la corse musicalement parlant !

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Aïtone : To the town

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    Tags: plus, d, girls, in, l, toujours, s, hawaii, n, a

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